Le vent de la fête nationale a soufflé fort, le vendredi 7 août 2026, sur Kpédéwa, village choisi par la sous-préfecture d’Anianou, dans le département de Prikro (région de l’Iffou), pour abriter les cérémonies commémoratives du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Une date que les populations locales, mobilisées dès les premières heures, ne sont pas près d’oublier.
Sous la conduite de M. Tohouri Lucien Aurélien, sous-préfet d’Anianou, la cérémonie a rassemblé autorités administratives, chefferie traditionnelle et forces vives autour des couleurs nationales. Mais l’événement a surtout été marqué par deux présences qui ont donné à la célébration un relief particulier.

D’abord celle du camarade Anoumantaky-Akéssé Yaya De Castro, vice-président du Front populaire ivoirien (FPI) chargé de la région de l’Iffou. Opérateur économique et fils du terroir, natif d’Anianou lui-même, sa venue a été perçue comme un retour aux sources autant qu’un geste politique fort, celui d’un cadre qui n’oublie pas d’où il vient et qui tient à honorer son village d’origine à l’occasion d’un rendez-vous aussi symbolique.
Ensuite, la présence remarquée de M. Guinan, représentant l’honorable Jean-Claude Kouassi, député du département de Prikro, est venue rappeler que Kpédéwa, malgré son éloignement des grands centres, demeure pleinement inscrite dans les priorités de la représentation nationale.
Ces deux présences ont conféré à la cérémonie une dimension qui dépasse le simple protocole administratif. Elles traduisent la volonté des élites, qu’elles soient politiques ou économiques, de ne pas se limiter à des visites de courtoisie mais de s’investir concrètement dans la vie de leurs terroirs d’origine, en particulier lors de rendez-vous fédérateurs comme celui de l’indépendance.

Pour les populations de Kpédéwa et, plus largement, de la sous-préfecture d’Anianou, ce vendredi 7 août restera gravé comme un moment de communion nationale vécu localement, loin du strass des grandes villes mais avec la même intensité patriotique. Un signal aussi que la célébration décentralisée de la fête nationale, portée par les autorités depuis plusieurs années, continue de porter ses fruits jusque dans les villages les plus reculés du pays, en donnant à chaque terroir l’occasion de vivre pleinement son appartenance à la nation ivoirienne.
Robert Krassault
Avec Tano Rosa