La dynamique du Front populaire ivoirien (FPI) dans la région du Gbêkê ne s’est pas éteinte avec les festivités de Bamoro. Au lendemain de la « Fête de la liberté » célébrée le samedi 30 mai 2026 dans la commune de Bouaké, la délégation conduite par le vice-président Jean-Marie Konin a prolongé son périple militant jusqu’au village d’Alèkro, sous-préfecture de Bodokro, département de Béoumi. Une étape chargée de symboles, organisée en ce dimanche 31 mai coïncidant avec la fête des mères.

La composition de la délégation témoignait de la volonté du parti de combiner ancrage territorial et solidarité organique. Aux côtés de Jean-Marie Konin figuraient la vice-présidente Brigitte Aké, responsable du Conseil politique régional (CPR) Abidjan Banco 2, et le vice-président Kouassi Raphaël, chargé du CPR du Gbêkê 1 et fils natif du village. Ce retour au bercail d’un cadre du parti conférait à la visite une dimension à la fois politique et affective que la notabilité locale n’a pas manqué d’apprécier.
C’est devant une assemblée de plus de 200 femmes mobilisées et une chefferie de circonstance que la délégation a été reçue. Le chef de délégation Jean-Marie Konin a d’emblée salué la chaleur de cet accueil, soulignant l’engagement des populations aux côtés de leur fils, le vice-président Kouassi Raphaël. En signe de reconnaissance et d’hospitalité, la notabilité a offert un bélier à la délégation, geste traditionnel qui, dans les usages de la région, scelle une fraternité durable et engage la réciprocité.

Profitant de la solennité de la fête des mères, Jean-Marie Konin a adressé aux femmes présentes des vœux de longévité, avant de les appeler à persévérer dans leur engagement humain et communautaire. Ses exhortations ont pris un tour résolument politique. Face à ce qu’il a désigné comme les « difficultés de la vie sous le régime RHDP », il a invité ces femmes à ne pas baisser les bras et à demeurer un soutien actif à leur fils Kouassi Raphaël. Un discours de résistance douce, caractéristique du FPI en période de reconstitution militante hors des grands centres urbains.
La vice-présidente Brigitte Aké a, de son côté, orienté son intervention vers l’émancipation féminine. Dans un propos résolument ancré dans les préoccupations du quotidien, elle a encouragé les femmes au travail et à l’autonomisation économique, les exhortant à investir tous les secteurs d’activité. Elle leur a également rappelé leur rôle de soutien auprès de leurs époux et de leur fils de la région, le vice-président Kouassi Raphaël.

Ému par la mobilisation de la chefferie et de la communauté féminine du village, ce dernier a pris la parole pour exprimer sa gratitude. Se réjouissant de cette présence à sa résidence, Kouassi Raphaël a réaffirmé qu’il n’est pas seul dans son engagement, et qu’il peut compter sur le soutien de son terroir pour honorer la confiance que lui accorde le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan.

Cette escale à Alèkro illustre, une fois de plus, la stratégie de maillage rural que le FPI s’emploie à consolider à l’approche des prochaines échéances. En s’appuyant sur ses cadres enracinés localement, le parti entend démontrer que sa présence ne se limite pas aux grandes agglomérations, mais irrigue aussi les profondeurs du pays réel.
Robert Krassault
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